Le plâtre peut être un traitement ponctuel
ou une méthode de correction à part entière
(PONSETI).
En effet, lors d'une trop grande mobilité de la zone
médio-tarsienne par exemple, il peut être préférable
de mobiliser le PBVE par plâtre plutôt que le
traitement orthopédique.
Dans les cas de difficulté à mettre
en place un traitement orthopédique (famille éloignée
géographiquement, manque de kinésithérapeute,
...), le plâtre constitue une vraie alternative au traitement.
A la sortie du plâtre, le pied peut être douloureux
(du fait de sa mobilisation forcée).
Dans le cas de traitement orthopédique, le kinésithérapeute
devra être attentif à la douleur et au fait que
l'enfant n'est plus habitué aux mobilisations.
Chez le nouveau-né et le nourisson, on a reccours à
un plâtre cruro-pédieux
maintenant le genou fléchi à angle droit pour
éviter que le pied ne glisse à l'intérieur
du plâtre.
Le plâtre est effectué sur un enfant bien détendu
et mis en confiance de façon à éviter
toute réaction de défense qui pourrait modifier
le placement idéal du pied dans le plâtre.
Le plâtre est conservé pendant une période
variable :
relativement courte chez le nouveau né (8 jours)
à cause de la croissance du pied et du désir
d'obtenir une correction progressive par plusieurs plâtres
successifs,
plus longue chez l'enfant plus grand (4 à 6 semaines).
Il respecte l'equin et confectionne des plâtres sucessifs
en corrigeant progressivement l'adduction... en dérotant
progressivement le du bloc calcanéo-pédieux le
pied.
Il précise cependant "les plâtres doivent
être confectionnés genou fléchi, il faut
les réaliser soi-même.
Pas d'anesthésie générale, mais il faut
calmer l'enfant avec un biberon." 3 plâtres sucessifs
en général suffisent.
Quand l'adduction est réduite, il traite l'équin
par section sous-cutanée du tendon d'Achille... puis
alors il prescrit de la rééducation conventionnelle
d'entretien, met en place des attelles.
La tactique de PONSETI peut être intéressante
dans certains pays qui ne disposent pas d'une infrastructure
de kinésithérapeutes.